mardi 21 janvier 2014

Les relations personnelles : meilleur moyen pour trouver un emploi


ELLES SONT UTILISÉES PAR TROIS CHÔMEURS SUR QUATRE
Les relations personnelles : meilleur moyen pour trouver un emploi

Les relations personnelles restent le moyen privilégié par les Algériens pour trouver un emploi. Le recours aux relations personnelles semble être le moyen utilisé par trois chômeurs sur quatre, quel que soit le niveau de qualification, a indiqué une enquête de l'Office national des statistiques (ONS).
Les universitaires, qui ont pourtant plus d'opportunités pour décrocher un poste de travail représentent 70,3% de personnes qui recourent aux relations personnelles.

Les demandeurs d'emploi, notamment les universitaires, utilisent d'autres méthodes telles que des démarches auprès des entreprises, soit 78,3%.

L'enquête révèle également que le comportement de la population en quête d'emploi diffère selon le sexe et la qualification.

Si l'inscription auprès des bureaux de placement (Anem) est  la forme de recherche d'emploi dominante auprès des diplômés de l'enseignement supérieur (79,4%), cette part n'est que de 65,5% auprès des diplômés de la formation professionnelle et ne représente que 39,9% auprès des personnes sans aucune qualification.

L'enquête révèle aussi que le taux d'insertion professionnelle des diplômés de l'enseignement supérieur a atteint 67% en 2013 dans un marché du travail en mutation et de plus en plus demandeur d'une ressource humaine qualifiée. Il est précisé que ce taux est de 77,5% chez les hommes et de 58,1% chez les femmes.

Le taux d'activité économique, selon le niveau d'instruction, est plus «important» chez les diplômés de l'enseignement supérieur (67%), suivis par les diplômés de la formation professionnelle (64%) et enfin les sans diplôme avec 32,6%, ce qui dénote le besoin de l'industrie en ressource humaine qualifiée. 

Plus de chances pour les diplômés universitaires 
En revanche, des écarts «très significatifs» en fonction du niveau d'instruction et du sexe ont été relevés. Plus le demandeur d'emploi a un niveau supérieur, notamment universitaire, plus il s'intègre dans le monde du travail, a indiqué à l'APS la directrice de la population et de l'emploi auprès de l'Office, Mme Amel Lakehal.

Globalement le taux d'emploi de la population âgée de 15 ans et plus a atteint 39% en 2013. Ce taux est de 63,7% pour les hommes et 13,9% chez les femmes, selon les résultats de l'enquête annuelle «activité, emploi et chômage» réalisée par sondage et qui a touché un échantillon de 115 195 personnes dont 82 962 étaient en âge de travailler.

Par sexe, le taux d'emploi des femmes diplômées de l'enseignement supérieur a atteint 58,1%, alors que celui des diplômées de la formation professionnelle est de 37,1%, mais n'est que de 6,6% auprès de celles qui n'ont aucun diplôme, fait remarquer Mme Lakehal.

L'écart dans le taux d'emploi entre les deux sexes se réduit à mesure que s'élève le niveau d'instruction, note la directrice de la population et de l'emploi, relevant qu'il y a un écart de 52 points en faveur des hommes pour la population sans diplôme, mais cet écart est réduit à 43 points pour les diplômés de la formation professionnelle et ramené à 19,4 points pour les diplômés de l'enseignement supérieur.

L'enquête précise que le taux d'activité économique qui est le rapport entre la force de travail (population occupée + chômeurs) et la population en âge d'activité (15 ans et plus) est passé à 43,2%, soit un accroissement de 1,2 point par rapport à 2012 et de plus de 3 points par rapport à 2011. 

Meilleure intégration économique pour les femmes 
L'enquête évoque également des disparités «significatives» entre les deux sexes et selon le niveau d'instruction.

Concernant les femmes, la même responsable indiquera que le taux d'activité des femmes en Algérie «reste relativement faible comparativement aux pays développés».

Ce taux a connu un accroissement de plus de 2 points sur les cinq dernières années, alors que le volume de cette population active féminine ne cesse de s'accroître, passant de 1 660 000 en 2004 à 2 275 000 en 2013, soit un accroissement de 37% sur une décennie.

L'accès des filles aux études supérieures a eu pour conséquence un changement en matière de comportement par rapport au marché du travail, commente Mme Lakehal, relevant que «l'intégration de la femme est beaucoup plus visible en tant qu'occupée mais également en tant que demandeuse d'emploi».

«Ces changements vont dans le sens d'une meilleure intégration des femmes dans le monde économique et visent à réduire visiblement les écarts en faveur des femmes», estime-t-elle.

Malgré cette évolution et la continuelle baisse du taux de chômage féminin dès 2010 (19,2%), atteignant 17,2% en 2011, 17% en 2012 et enfin 16,3% en 2013, le taux de chômage des femmes universitaires reste relativement «important», soit de 19,1% en 2013.

Le taux de chômage en Algérie s'est établi en 2013 à 9,8%, avec une baisse continue de ce taux chez les universitaires où le taux est passé de 21,4% à 15,2% entre 2010 et 2012 pour atteindre 14,3% en 2013.                

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